le désir
mord la nuque
se moque
des réticences
se joue
de tous
les savoirs
dans le ventre une
toupie étrange
le cerveau bascule
sur le coup de
minuit-
E Le Cam
mercredi 30 juillet 2008
croix dans la nuit
ton souffle court
qui
étourdit, relance
la douleur
des jambes
croix de famine
-la longue errance
des peuples sourds-
Emmanuelle Le Cam
ton souffle court
qui
étourdit, relance
la douleur
des jambes
croix de famine
-la longue errance
des peuples sourds-
Emmanuelle Le Cam
dimanche 20 juillet 2008
Petit Triptyque de juillet
Pour ma mère.
salle de classe
odeur de craie
parquet ancien
juillet 72
les mains s'ouvrent
à la vie nouvelle
............................................................................
Je m'appuie
au haut mur
mon genou
écorché brûle
l'enfance est vive
en mon corps
les croix du cimetière
montrent leurs têtes roides
les chats errants se promènent
dans les allées des morts
le soir venu
ils
vivent de peu
et leurs flancs maigres
fascinent-
..............................................................................
bercée , entre les
lignes de fuite
s'installe une partition
de jeu
je bruisse de faux silence
j'éparpille les jouets
au jardin pentu
je respire
la lande proche
un bouton d'or
à la main
Emmanuelle Le Cam
salle de classe
odeur de craie
parquet ancien
juillet 72
les mains s'ouvrent
à la vie nouvelle
............................................................................
Je m'appuie
au haut mur
mon genou
écorché brûle
l'enfance est vive
en mon corps
les croix du cimetière
montrent leurs têtes roides
les chats errants se promènent
dans les allées des morts
le soir venu
ils
vivent de peu
et leurs flancs maigres
fascinent-
..............................................................................
bercée , entre les
lignes de fuite
s'installe une partition
de jeu
je bruisse de faux silence
j'éparpille les jouets
au jardin pentu
je respire
la lande proche
un bouton d'or
à la main
Emmanuelle Le Cam
mercredi 9 juillet 2008
Mémoire en feu le souvenir fore dans la tête des trous tu esquives parfois tu t'en remets au pouvoir du vent tu n'abdiques pas vraiment le vent va son chemin de mer tout puissant sur ta poitrine campe une blessure la regarder serait déjà apaisement ?-
Emmanuelle Le Cam
mardi 8 juillet 2008
Siam le roux, chat aux anges car caressé et repu, chaffoux tigré comme il se doit, Siam au miaulement rauque et aux prunelles vives- et déjà je me pose question: comment ferai-je pour poursuivre quand il ne sera plus là, pour continuer d'aligner mots et repas, sommeils indociles, démarches infructueuses, relations intransitives ou amivalentes?
Emmanuelle Le Cam
extrait de matière-corps, 7 euros (contacter citadel.road@gmail.com)
Emmanuelle Le Cam
extrait de matière-corps, 7 euros (contacter citadel.road@gmail.com)
lundi 7 juillet 2008
L'attente du chat (extraits), par Marie-Josée Christien
D'un mouvement lent
le chat traverse
le jardin
Une tension souveraine
rassemble les forces de son corps.
Sa lenteur parfaite
sous l'ardence du soleil
soudain si vive
s'efface
dans les ombres
hors d'atteinte
de cercle en cercle.
Il est là
à portée de main
proche
mais je ne le vois pas
Son cercle
de songes
m'entoure.
Sa présence furtive
gravite
dans des territoires
circulaires.
Ses pas
glissent
sur des étendues
de silence
Il suit un chemin
visible
de lui-seul.
Marie-Josée Christien
le chat traverse
le jardin
Une tension souveraine
rassemble les forces de son corps.
Sa lenteur parfaite
sous l'ardence du soleil
soudain si vive
s'efface
dans les ombres
hors d'atteinte
de cercle en cercle.
Il est là
à portée de main
proche
mais je ne le vois pas
Son cercle
de songes
m'entoure.
Sa présence furtive
gravite
dans des territoires
circulaires.
Ses pas
glissent
sur des étendues
de silence
Il suit un chemin
visible
de lui-seul.
Marie-Josée Christien
dimanche 6 juillet 2008
Tu vas
le long des quais
tu respires
l'air âpre
et
tu te souviens
de ta naissance
maritime
des courses
sur la lande
des escapades
sableuses
tu respires
mal
tu
tentes
de retenir
l'enfance
un peu de
sa fraîcheur
avant
qu'elle ne crève
tout à fait-
dans la poitrine
un mal étrange.
Emmanuelle Le Cam
le long des quais
tu respires
l'air âpre
et
tu te souviens
de ta naissance
maritime
des courses
sur la lande
des escapades
sableuses
tu respires
mal
tu
tentes
de retenir
l'enfance
un peu de
sa fraîcheur
avant
qu'elle ne crève
tout à fait-
dans la poitrine
un mal étrange.
Emmanuelle Le Cam
Tu te fracasses
la tête
contre
le vent
tu as mal
dormi
l'air
salin réveille
sur le port
les chalutiers
attendent le
départ
du
lendemain
sages
courage
à portée de main
Emmanuelle Le Cam
la tête
contre
le vent
tu as mal
dormi
l'air
salin réveille
sur le port
les chalutiers
attendent le
départ
du
lendemain
sages
courage
à portée de main
Emmanuelle Le Cam
le soir vient
sur Keroman
les genoux
craquent
je peine
à marcher
le long des
cargos
"exotiques"
les mouettes
déchirent
l'espace
la nuit
ne sera
pas
longue
à descendre
sur la Rade
je marche de
moins
en moins
bien
je
ferme les poings
sur mon silence
s'abat le vent-
E. Le Cam
sur Keroman
les genoux
craquent
je peine
à marcher
le long des
cargos
"exotiques"
les mouettes
déchirent
l'espace
la nuit
ne sera
pas
longue
à descendre
sur la Rade
je marche de
moins
en moins
bien
je
ferme les poings
sur mon silence
s'abat le vent-
E. Le Cam
C'est la nuit qui vient tout emporter
le vent balaie les derniers souvenirs
C'est la nuit qui vient tout manger
le ventre, les remords, la part belle
aux rêves-
Emmanuelle Le Cam
le vent balaie les derniers souvenirs
C'est la nuit qui vient tout manger
le ventre, les remords, la part belle
aux rêves-
Emmanuelle Le Cam
jeudi 3 juillet 2008
Libellés :
Lorient,
Port de Commerce
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