l'air nu de janvier
fait frissonner la peau
soulever des cadavres
dans la mémoire lasse
les chats seuls
gardent le territoire-
j'oublie tout le reste
E Le Cam
mardi 26 janvier 2010
dimanche 24 janvier 2010
samedi 23 janvier 2010
Nabarus peint comme l'on meurt à soi, dans un déluge de pertes d'illusions et de noirceurs...
Ses personnages hantent le monde des vivants comme celui des morts. Abasourdis de couleurs ou en proie au brun fiévreux, au collage de fortune, ils bringuebalent dans leurs vies des silhouettes hypothétiques que le regard déchire.
Nabarus: une oeuvre forte défigurée de néant, et arrimée aux lents vertiges d'un devenir fort.
Emmanuelle Le Cam
dimanche 17 janvier 2010
Poète du coin
(D'après le poème "Local Poet" de U.A Fanthorpe)
Il est toujours agréable à regarder pour son âge,
Malgré ses cinq pintes par soirée,
Au pub, son rendez-vous du soir.
Rien de moins que cela, un poème par jour,
Et le journal n'est pas considéré lu
Jusqu'à ce que les mots croisés soient finis.
Les petits boulots qu'il a faits: agent de nettoyage,
vendeur de l ' Echo, cela revient pour lui à dire:
Je ne suis qu'un homme simple, et mon chemin est droit.
Au moins son statut actuel de chômeur
Lui donne du temps libre pour les rencontres féminines;
Mais même une femme n'est pas à la hauteur :
Le poète en lui est en quête de perfection;
Il écrit chaque mot avec soin,
Car chaque mot a un sens, comme la solution à un mot croisé.
Ses poèmes sont publiés dans des revues galloises-
Il a une petite réputation,
Cependant il ne fait pas d'esbrouffe:
Le poète en lui ne le permettrait pas.
Non, lui il apostrophe Wayne, demande à Rob s'il va bien.
Il est l'égal de ceux qui sont présents
Et pourtant...pourtant il est plus cultivé,
Il parle comme s'il avait pris des cours de diction,
Et a l'air d'un homme qui devrait avoir de l'argent de droit.
Il a placé sa confiance en moi;
Après tout je ne pense pas
Pouvoir lui être d'une quelconque aide-
Je respecte sa poésie, mais je ressemble plus
Aux autres, je ne vaux pas grand-chose; moi tout comme eux
Préférerais lui dire: "ceci n'est pas ta place!"
"Tu mériterais mieux!"
Alors vraiment je ne sers à rien si je ne puis l' aider à s'élever,
Et je sais qu'il n'est pas du genre à recevoir des ordres-
Il acceptera les derniers,
Aucun autre avant, et ceux-ci délibérément-
Il a suffisament bu à présent; le sommeil l'attend.
Avec la tête pleine de tous les mots qu'il a entendus.
Il a même écrit un jour l'un de mes vers.
Nick Fisk, trad. Emmanuelle Le Cam
(D'après le poème "Local Poet" de U.A Fanthorpe)
Il est toujours agréable à regarder pour son âge,
Malgré ses cinq pintes par soirée,
Au pub, son rendez-vous du soir.
Rien de moins que cela, un poème par jour,
Et le journal n'est pas considéré lu
Jusqu'à ce que les mots croisés soient finis.
Les petits boulots qu'il a faits: agent de nettoyage,
vendeur de l ' Echo, cela revient pour lui à dire:
Je ne suis qu'un homme simple, et mon chemin est droit.
Au moins son statut actuel de chômeur
Lui donne du temps libre pour les rencontres féminines;
Mais même une femme n'est pas à la hauteur :
Le poète en lui est en quête de perfection;
Il écrit chaque mot avec soin,
Car chaque mot a un sens, comme la solution à un mot croisé.
Ses poèmes sont publiés dans des revues galloises-
Il a une petite réputation,
Cependant il ne fait pas d'esbrouffe:
Le poète en lui ne le permettrait pas.
Non, lui il apostrophe Wayne, demande à Rob s'il va bien.
Il est l'égal de ceux qui sont présents
Et pourtant...pourtant il est plus cultivé,
Il parle comme s'il avait pris des cours de diction,
Et a l'air d'un homme qui devrait avoir de l'argent de droit.
Il a placé sa confiance en moi;
Après tout je ne pense pas
Pouvoir lui être d'une quelconque aide-
Je respecte sa poésie, mais je ressemble plus
Aux autres, je ne vaux pas grand-chose; moi tout comme eux
Préférerais lui dire: "ceci n'est pas ta place!"
"Tu mériterais mieux!"
Alors vraiment je ne sers à rien si je ne puis l' aider à s'élever,
Et je sais qu'il n'est pas du genre à recevoir des ordres-
Il acceptera les derniers,
Aucun autre avant, et ceux-ci délibérément-
Il a suffisament bu à présent; le sommeil l'attend.
Avec la tête pleine de tous les mots qu'il a entendus.
Il a même écrit un jour l'un de mes vers.
Nick Fisk, trad. Emmanuelle Le Cam
vendredi 15 janvier 2010
mercredi 13 janvier 2010
samedi 9 janvier 2010
jeudi 7 janvier 2010
mercredi 6 janvier 2010
dimanche 3 janvier 2010
visual art
the painting
enters my body
changes its shape
alters its
features
defines a new
order for the
seasons to come
while cats are
coming back
from their long
predatory
night
e le cam
enters my body
changes its shape
alters its
features
defines a new
order for the
seasons to come
while cats are
coming back
from their long
predatory
night
e le cam
Inscription à :
Messages (Atom)
